Renforcement de la Resilience des Moyens d Existence des Communautes Agricoles de Gaoual Koundara et Mali_REMECC GKM

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Le projet REMECC-GKM s’est proposé de renforcer la sécurité alimentaire et les capacités d’adaptation aux risques accrus de sécheresse des communautés rurales de Gaoual, Koundara et Mali, les trois préfectures guinéennes les plus susceptibles aux effets des changements climatiques.

No Poverty , Zero Hunger , Clean Water and Sanitation , Responsible Consumption and Production , Climate Action

Les changements climatiques devront avoir un impact sur la plupart des activités économiques en Guinée. Le développement à long terme du pays devra être affecté de manière significative par des altérations dans le régime des précipitations, des sécheresses, des inondations, des tempêtes violentes et des températures extrêmes. Les impacts prévus incluent la baisse des rendements agricoles, pastoraux et halieutiques, la perte de revenus et le déplacement de populations. Malgré leur importance pour l’économie et les moyens d’existence des communautés, l’agriculture et l’élevage demeurent des activités de subsistance dans les préfectures de Gaoual, Koundara et Mali, dépendant entièrement du potentiel des ressources naturelles et caractérisées par des pratiques obsolètes et peu respectueuses de l’environnement. L’agriculture et l’élevage sont actuellement confrontés à plusieurs contraintes limitant leur productivité et les rendant très vulnérables aux chocs externes, y compris les effets des changements climatiques.

Le projet REMECC-GKM a contribué au renforcement de la connaissance des effets des changements climatiques en Guinée et à leur prise en compte, par le biais de trois axes principaux:
– Le renforcement des capacités des autorités locales et des institutions décentralisées, leur permettant d’intégrer les questions des changements climatiques dans leurs plans d’action, à travers les plans de développement locaux, les plans d’investissement annuels ou pluriannuels, et les budgets communautaires annuels des 16 communautés rurales les plus vulnérables des préfectures de Gaoual, Koundara et Mali;
– La production d’informations agro-météorologiques et leur diffusion auprès des principaux acteurs des trois préfectures concernés par l’agroforesterie résiliente aux changements climatiques; et
– L’amélioration de la résilience des moyens de subsistance communautaires dans des communautés ciblées, grâce à l’adoption de pratiques adaptées de production agricole et de réduction de la pauvreté en milieu rural.
16 communes rurales disposent maintenant de plans de développement locaux actualisés avec intégration des dimensions des changements climatiques et de la gestion des risques de catastrophe. Sur cette même lancée, 16 accords de gestion des forêts communautaires ont été élaborés et validés, réglementant l’utilisation des sols et des forêts. Près de 2000 personnes, dont les agents des services techniques du développement rural et de l’environnement, des paysans et des élus locaux, ont été formées en matière de changements climatiques et d’agroforesterie.

La résilience et les moyens d’existence de près de 2000 paysans (dont 54% de femmes) ont été renforcés par l’installation et l’exploitation de 204 périmètres agroforestiers. Ces périmètres ont été valorisés par la fourniture de semences améliorées et de noyaux d’élevage (pondeuses et caprins), la plantation de 56.269 arbres forestiers et fruitiers, la fabrication et l’installation de 135 ruches kényanes, la construction de 169 compostières, la réalisation de 80 points d’eau, et la fourniture d’équipements de transformation (décortiqueuses de riz, de fonio et d’arachide, moulins de maïs, fabrique d’aliments de volaille etc.). Ces interventions ont notamment permis de diminuer la pression sur le couvert végétal par l’utilisation de 136.000 m de grillage métallique pour la clôture des exploitations (évitant ainsi la coupe de 48.900 tonnes de bois), de minimiser les conflits entre agriculteurs et éleveurs et d’accroître les rendements (de 20 à 50% par rapport à la situation de référence, selon les estimations).

Le projet a organisé en novembre 2017 un voyage d’étude au Sénégal, au cours duquel quatre experts nationaux du projet ont visité des initiatives similaires réussies financées par le Fonds pour l’Environnement Mondial à Tambacounda et Kédougou.

Senegal , Guinea

Fonds pour l’Environnement Mondial (FEM) , PNUD et Gouvernement Guinéen

Ministère Guinéen de l’Environnement , des Eaux et Forêts; Ministère Guinéen des Transports; Ministère Guinéen de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation; et Ministère Guinéen de l’Agriculture

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